Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865)



La révolution de 1848, 


    En ce qui concerne la situation française, la révolution de 1848 représente un tournant : autour de la commission pour les travailleurs dite « du Luxembourg », appelée à statuer sur l’avenir du prolétariat, s’affirme une nouvelle génération de révolutionnaires, comme Auguste Blanqui ou Louis Blanc. Leur conception jacobine d’un socialisme d’État incluant la nationalisation de la production et de la distribution, quitte à voir cet étatisme évoluer vers la démocratie élective, s’oppose en bloc à la conception de Pierre Joseph Proudhon, qui décèle dans ce système le ferment de la tyrannie.
Ces socialistes désignent leur ennemi juré : le capitalisme libéral, pour qui la main invisible de l’économie permet seule la synthèse de l’intérêt particulier et de l’intérêt collectif. Ils affirment la nécessité de la construction d’un mouvement de classe indépendant pour l’abattre. Le fait qu’ils se retrouvent, nombreux et proscrits, à Londres, après l’échec des journées révolutionnaires de juin 1848, accentue la prise de conscience de la nécessité d’une solidarité internationale entre les travailleurs de différents pays.
 
    Les contacts établis entre ouvriers français et ouvriers anglais en 1862 se renouvellent et aboutissent en 1864 à la création de la première Association internationale des travailleurs. Elle tient un congrès chaque année en septembre : à Genève en 1866, à Lausanne en 1867, à Bruxelles en 1868. Peu à peu, les théories mutuellistes de Proudhon y sont écartées au profit des théories collectivistes de Marx ou anarchistes de Bakounine. L’Internationale prend un caractère hostile aux États bourgeois, évolution qui est accélérée, en ce qui concerne sa section française, par les poursuites que lui intente le gouvernement. Elle est deux fois condamnée en 1868 et elle le sera de nouveau en 1870. En dehors de l’Internationale, la force socialiste la plus importante, en France, est celle du blanquisme. Elle procède du jacobinisme, du babouvisme et de la tradition révolutionnaire de la monarchie de Juillet. Blanqui croit à l’action des minorités agissantes recrutées dans les milieux populaires et parmi les éléments conscients de la bourgeoisie. La première œuvre à accomplir est de s’emparer du pouvoir et d’exercer une dictature qui assainira une société gangrenée et procédera à l’éducation du peuple. La révolution qu’il se refuse à définir sortira d’un peuple instruit. Doctrine sommaire, mais qui conduit à l’organisation de cohortes pour assurer la prise du pouvoir.

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