Jean-Baptiste-Victor Proudhon (1758-1838)

Mémoires 1

Jean-Baptiste-Victor
PROUDHON

Né le 1 février 1758 à Chasnans,
Mort le 20 novembre 1838 à Dijon


"Jean-Baptiste PROUDHON,
cousin du socialiste...
Sa famille de souche noble,
de Chasnans était peu fortunée et
ne possédait que quelques terres...".

 


Carte Postale premier jour Les Rues : J.-B.-V., La République, P.-J.

Laissons à l'auteur de cet extrait d'un mémoire sur Jean-Baptiste, la responsabilité de son affirmation. Tout au long de ces pages, on en trouvera un démenti.
Notre préoccupation sera de rendre simple et familier un homme plusieurs fois portraituré, décoré, louangé, statufié au propre et au figuré. A travers ses peines, ses sentiments, ses qualités et peut-être aussi ses travers, on le rendra plus proche de nous.
Nous utiliserons largement l'ouvrage de Gabriel Dumay Etude sur La vie et les travaux de Proudhon 1878. En effet, c'est Carnifie, fils de Jean-Baptiste Victor qui a instruit l'auteur sur tous ces détails biographiques.
Pierre Joseph a reproché à son cousin son ascension dans la bourgeoisie bisontine bien qu'il n'ait pas cherché à s'élever lui même dans les honneurs. Jean-Baptiste Victor avait écrit en effet :
Il est sans contredît qu'un citoyen probe et homme d'honneur n'a pas ru traverser tout ce temps de révolution sans éprouver bien des tribulations. Aussi j'ai été destitué et suspendu de mes fonctions bien des fois... bravant la jalousie et la malveillance... je suis arrivé au port, la tête haute.
Et Camille, fils de Jean-Baptiste Victor, écrit à DUMAY le 15 janvier 1875 :
Sur la généalogie ancienne de notre famille... on ne trouverait probablement que des cultivateurs. Quand j'étais jeune, mon insouciance naturelle m'a fait négliger de recueillis soit de mon père, soit de mes oncles, des notes pour remonter plus haut qu'eux. On ne prévoit pas l'utilité future de bien des choses. Et maintenant, tout ce monde n'existe plus.



Sa famille

A la mort de son père Jean-Baptiste en 1762, aîné des garçons avait dix-huit ans. Les âges des autres garçons s'échelonnaient ainsi 13, 11, 7, 4 (c'était Jean-Baptiste Victor) et 2 ans.
Hommage soit rendu à sa mère, Clande-Françoise MAIRE qui sut donner à ses sept enfants une éducation soignée et des professions enviables à l'époque :
- la seule fille, Marie-Henriette, épousa un cultivateur d'Etray Claude-François, l'aîné des garçons, préféra rester à la ferme et aux champs
- Claude-Joseph devint prêtre, François-Xavier s'établit comme médecin à Vercel
- Pierre-François et François-Joseph furent l'un percepteur, l'autre receveur des impôts.
- quant à Jean-Baptiste Victor, il fut surtout connu comme professeur à l'Ecole de Droit de Dijon (création Napoléonienne) et participa activement à l'élaboration du Code Civil. Jurisconsulte, on s'adressait à lui dans les litiges juridiques.



Son enfance

Et pourtant, Jean-Baptiste Victor n'était pas destiné aux études " lourd et incapable de tant son esprit semblait recevoir une éducation supérieure "
Sa mère le plaça à 9 ans à l'école de Nods jusqu'à sa 15ème année. Revenait-il coucher à Chasnans, était-il placé en pension ? On ne sait pour éclairer le lecteur sur l'anecdote suivante, il faut savoir que de temps immémorial, les habitants de Chasnans allaient aux offices religieux à l'église paroissiale de Nods, située à deux kilomètres.

Jean-Baptiste Victor demandait un jour à rentrer à la ferme mot : Envoyez-moi aux champs, je ferai ce qu'il vous plaira de m'ordonner 'n 'est impossible d'apprendre et de rester éloigné de la maison.

Ainsi parlait-il un dimanche qu'il s'était avise, au sortir de la messe, de fuir l'école et de suivre les paroissiens de Chasnans. Sa mère, qui servait à ce moment le repas de la famille, quitte son travail, donne au jeune indiscipliné une correction sévère et lui fait reprendre le chemin de Nods. Honteux de ce châtiment..., Victor s'enfuit au plus vite, dans la crainte d'en recevoir un second. A partir de ce moment, il devint un excellent élève.

Souvent, Proudhon se plaisait à raconter gaiement cette scène de son enfance et cet exemple de sévérité maternelle à laquelle il a dû, peut-être, sa célébrité.



Son amour du pays

Jean-Baptiste Victor avait toujours conservé sa modestie et "chérissait les gens de son village".

D 'ailleurs, nul plus que lui n 'aimait sa province. Enfant des montagnes, il avait voué un inaltérable attachement au sol natal et, chaque année, quand les vacances arrivaient, il était heureux de patir pour Chasnans, avec sa famille. Victor y trouvait un charme qui échappait à celui qui n1y était pas né.



 

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